Le curé Antoine Proulx, curé de Saint-Félix-de-Valois (1842-1847)


 

Dans le cadre de la chronique Lanaudière autrefois, Michel Harnois s'entretient avec Richard Belleville au cours de l'émission Lanaudière et compagnie, aujourd'hui, diffusée au 99,1 CFNJ, le 22 janvier 2019.

Antoine Proulx pratiquait son ministère à Saint-Gabriel et à Saint-Félix-de-Valois et, à cette époque, c’était loin d’être de tout repos. Le curé devait se déplacer entre les deux municipalités dans des chemins peu praticables où son cheval peinait à le voyager. Comme ses paroissiens, il était pauvre comme Job. On retrouve son état d’âme dans une lettre qu’il a écrite à son évêque où il déclare que les deux tiers des paroissiens ne payent pas leur dîme non par négligence, mais à cause de leur grande pauvreté. Il se plaint aussi que face à cette situation il éprouve toutes les difficultés du monde à payer la nourriture pour ses deux vaches et pour son cheval. Ce premier curé n’était pas flamboyant, mais il était dévoué et a laissé un bon souvenir aux deux populations qu’il desservait.